Tag: graphisme

  • Mes expositions de l’automne 2011

    Mes expositions de l’automne 2011

    Tout comme Diane Drubay sur buzzeum et en attendant les suggestions de CarpeWebem, je vous propose un petit tour d’horizon des expositions à voir à la rentrée, à mon humble avis. Au programme : design graphique, photographie, installations interactives, art contemporain, à Paris et à Montréal.

    Le Mois de la Photo de Montréal

    Lucidité © Mois de la Photo de Montréal, 2011Comme tous les deux ans à l’automne, Montréal accueillera le Mois de la Photo du 8 septembre au 9 novembre. Cette année, c’est le thème Lucidité, vues de l’intérieur qui a été choisi sous l’impulsion de la commissaire invitée Anne-Marie Ninacs. Pour l’avoir fait en 2009, je ne peux que vous conseiller ce superbe festival qui propose un programme de 25 expositions réparties dans 14 lieux (intérieurs et extérieurs), un colloque, une publication de qualité et un programme éducatif. Et tous les événements sont gratuits, ce qui n’est pas le cas de tous les festivals de ce genre.

    “Trackers”, Rafael Lozano-Hemmer à la Gaîté Lyrique, Paris

    "Frequency and volume" © Rafael Lozano-HemmerAprès la belle découverte de Matt Pyke au printemps dernier, j’attends avec impatience de voir les 12 installations de Rafael Lozano-Hammer, artiste mexicain installé à Montréal, qui seront présentées à la Gaîté Lyrique du 30 septembre au 6 novembre 2011. Le descriptif de l’exposition est pour le moins alléchant :

    “Les œuvres utilisent les techniques de surveillance pour entraîner le visiteur dans leur danse : capteurs infrarouges, systèmes d’enregistrement, puissants projecteurs, scanners radioélectriques. La technologie est au cœur de la démarche de Rafael Lozano-Hemmer et vise à intégrer dans l’oeuvre l’information émise par chaque individu.”

    “WAT”, Trafik à la galerie Anatome, Paris

    Scénographie et communication visuelle de "Muséogames" au CNAM © Trafik, 2010.La galerie Anatome présentera le travail du studio lyonnais Trafik  à travers l’exposition “WAT? Who are they?/We are Trafik?/Who are Trafik?”, du 5 octobre au 10 décembre 2011. Programmateurs, graphistes, designers, magiciens du pixel autant que du papier, oeuvrant pour les grandes marques de luxe mais aussi créateurs d’installations interactives : il me tarde de découvrir le travail de ce collectif de Frenchies reconnus internationalement.

    La Triennale québécoise 2011, Montréal

    © Jean-Pierre AubeDu 7 octobre 2011 au 3 janvier 2012, le musée d’art contemporain de Montréal accueillera la deuxième édition de la Triennale québécoise. Après “Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme” en 2008, “Le travail qui nous attend” sera l’occasion de découvrir 50 jeunes artistes en activité, québécois ou vivants au Québec, exposés à côté des grands noms. Mais qui a dit “C’est pas demain qu’on verra ça à Paris…” ?

    Stefan Sagmeister aux Arts Décoratifs, Paris

    © Stefan SagmeisterDu 13 octobre 2011 au 19 février 2012, Les Arts Décoratifs (collections de la Publicité) reçoivent une exposition présentée par le musée de Design et d’Arts Appliqués (Mudac) de Lausanne au printemps dernier, “Stefan Sagmeister, another exhibition about promotion and sales material”. Ce sera l’occasion de (re)découvrir le travail sensible, souvent drôle et décalé de cet Autrichien exilé à New York, qui a beaucoup travaillé pour la musique et les arts vivants (voir le site de son studio).

    Et toujours…

    Hussein Chalayan aux Arts Décoratifs (collections de la Mode) jusqu’au 13 novembre, “Paris-Delhi-Bombay…” au Centre Pompidou jusqu’au 13 septembre (lire ma note) et “Maya, de l’aube au crespuscule” au Musée du Quai Branly.

  • Paprika et Seripop à la Galerie Anatome

    Paprika et Seripop à la Galerie Anatome

    Paprika Seripop à la galerie Anatome
    Paprika Seripop à la galerie Anatome

    La galerie Anatome, bien connue des amateurs de graphisme, d’illustration et d’affiches, expose en ce moment deux studios de création montréalais : Paprika et Seripop.

    Au rez de chaussée de ce très bel espace, Paprika présente un travail élégant et fin, qui ne tombe jamais dans un possible excès de préciosité (voir notamment l’identité de Marie-Yvonne Paint, agent immobilier à Montréal). La typographie joue un rôle important dans la production du duo composé de Joanne Lefebvre et Louis Gagnon, comme l’illustre leurs affiches pour la défunte galerie de design Commissaires (autrefois au 5226 Saint-Laurent) et qui figure parmi leurs travaux les plus remarquables. Ils vont encore plus loin avec leur propre identité, puisque la lettre devient motif sur leur papier à en-tête, leur carte de visite ou leur packaging.

    À l’étage, Seripop propose un travail de sérigraphie dense, coloré, bruyant, qui colonise les murs et les poutres de la galerie. De nombreuses pochettes de disques (dont une pour Arcade Fire) et des affiches de concerts, qui sont complétées par une table de sérigraphie reconstituée dans un coin, ainsi qu’une vidéo illustrant le procédé : les connaisseurs retrouveront passage de la couleur, séchage, toiles à enduire, typon et autres outils.

    Enfin, sur la mezzanine, une brève présentation du paysage graphique de Montréal permet d’en apprendre plus sur l’identité visuelle de la ville, mais aussi sur l’évolution du logo du Canadien (le fameux CH bleu, blanc, rouge) ou encore sur le métro et la STM (la Société des Transports de Montréal). Un hommage est également rendu aux graffitis qui peuplent les murs de la ville (appelés « murales » au Québec) et aux dépanneurs, avec un amusant inventaire photographique.

    La scénographie, d’une grande simplicité, occupe principalement les murs pour y montrer les affiches des deux agences. Des vitrines permettent de consulter les productions de plus petit format, telles que les packagings de Paprika pour la Galerie du Chocolat. Quelques accidents visuels viennent rythmer l’espace. Rien de bien ambitieux donc, mais tout est parfaitement adapté au très bel espace de la galerie Anatome.

    “Paprika Seripop, un regard graphique sur Montréal”, à la galerie Anatome (Paris) jusqu’au 24 juillet 2010. J’ai visité l’exposition le 25 mai.