Tag: citation

  • “Le propre de l’interprétation…”

    Le propre de l’interprétation est de stimuler chez le visiteur le désir d’élargir l’horizon de ses intérêts et de ses connaissances (…) non par des sermons, ni par des cours magistraux, mais par de la provocation.

    BRINGER J.-P., “Espace” n°95, 1989 in DE BARY, M.-O. et TOBELEM, J.-M., “Manuel de Muséographie”, éd. Seguier, 1998.

  • “The lesson to be learned is that…”

    The lesson to be learned is that there is a place for both the physical and the digital, with one complementing and leveraging the other. The physical museum offers visitors the opportunity to experience the real object and to share their impressions with family and friends, and also provides the content, expertise, and collections that digital museums draw upon. Digital access can then pro- vide limitless opportunities for engagement and lifelong learning.

    “Best of Both Worlds – Museums, Libraries, and Archives in a Digital Age” by G. Wayne Clough, Secretary of the Smithsonian Institution.

  • “L’approche comportementale est…”

    (…) L’approche comportementale est une recherche fondamentale qui s’intéresse à connaître le visiteur tandis que l’évaluation des expositions est une recherche appliquée destinée à améliorer le fonctionnement de ces dernières.

    “La muséologie”, André Gob et Noémie Drouguet, éd. Armand Colin, p. 95.

  • “Des études plus récentes ont completé…”

    Des études plus récentes ont complété, actualisé et élargi vers d’autres catégories de musées les données fournies par Bourdieu et Darbel. Leurs résultats ne remettent pas en cause les principales conclusions de l’étude initiale. Elles permettent toutefois de constater que l’image des visiteurs est plus diversifiés lorsque les catégories de musées prises en compte sont plus variées (musées de sciences et techniques, musées de société), phénomène déjà observé par Bourdieu et Darbel en ce qui concerne les musées d’arts décoratifs.

    “La muséologie”, André Gob et Noémie Drouguet, éd. Armand Colin, p. 92.

  • “Au lieu de parier sur l’éternelle impossibilité…”

    Au lieu de parier sur l’éternelle impossibilité de la révolution et sur le retour fasciste d’une machine de guerre en général, pourquoi ne pas penser qu’un nouveau type de révolution est en train de devenir possible, et que toutes sortes de machines mutantes, vivantes, mènent des guerres, se conjuguent, et tracent un plan de consistance qui mine le plan d’organisation du Monde et des États ?

    Gilles Deleuze et Claire Parnet, “Dialogues”, éd. Flammarion, p. 176

  • “Il est indispensable que les institutions…”

    Il est indispensable que les institutions connaissent mieux les publics, pour mieux les sensibiliser et les accompagner ; non pas pour répondre à une demande préformatée, mais pour être efficaces dans leurs propos. Il s’agit de mettre à portée de chacun l’exigence et l’élitisme, non d’y renoncer pour tous.

    Serge Chaumier, introduction de La muséologie, André Gob et Noémie Drouguet, éd. Armand Colin, 3ème édition, juillet 2010.

  • “L’entrée des musées dans l’âge de la muséologie critique…”

    L’entrée des musées dans l’âge de la muséologie critique, dite aussi d’idée ou de point de vue, a durci l’affrontement entre ceux qui, centrés sur l’objet, font profession d’objectivité, ou revendiquent un “positivisme” seul propre à assurer la neutralité spécifique de leurs établissements, et ceux qui insistent sur le caractère construit – et politique – de ces mêmes musées – allant parfois jusqu’à embrasser l’idée radicale que les objets les plus “réels” sont eux-mêmes des présentations. Jacques Hainard, dans sa définition provocatrice d’un musée dont les objets devraient être les esclaves du conservateur, au lieu de celui-ci soit l’escale de des collections, a poussé le plus loin cette dernière affirmation dans “Objets prétextes, objets manipulés”.

    Musée et muséologie, Dominique Poulot, éd. La Découverte, 2009.

  • “Le transmedia et le webdoc…”

    Le transmedia et le webdoc ont encore tendance à numériser l’analogique comme organisation des modes de narration traditionnelle et comme mise en forme du récit. Pourtant les têtes de lecture des VHS ou les lentilles des CD-Rom, qui contraignaient mécaniquement le séquençage, sont des déterminants d’un autre temps avec le web et son architecture de données. De même, la spatialité de l’objet livre tend à ne plus être une contrainte pour le texte. Dans cette perspective, numériser l’analogique, c’est finalement consacrer la linéarité par la multiplication des choix, sans pour autant penser les choix autrement qu’au prisme de l’embranchement – la juxtaposition de séquences narratives. C’est utiliser le numérique comme forme esthétique et de diffusion, mais en aucun cas comme moteur du récit.

    “De la délinéarisation des anciens médias à la procéduralité vidéoludique. Le score du changement pour le transmedia, le webdoc et la gamification” sur Game in Society – http://bit.ly/rJlk4X

  • “Quand la muséographie des sciences…”

    Quand la muséographie des sciences et des arts emprunte à l’installation ou à d’autres formes de travail plasticien, quand la singularité du regard ou le paradoxe de l’attitude devient le critère de choix du “conservateur invité” chargé de réaménager le musée, quand le catalogue tourne, entre traité de philosophie et livre d’artiste, à l’oeuvre originale, sans guère de lien avec la tradition descriptive, l’identité du musée lui-même devient floue.

    Musée et muséologie, Dominique Poulot, éd. La Découverte, 2009.

  • “Il existe une large demande de commémoration…”

    (…) il existe une large demande de commémoration d’un passé deshistoricisé, représenté sur le mode de l’exprience partagée. En ce sens, le musée doit à la fois conserver des éléments du passé et en donner conscience, c’est-à-dire construire un récit, sans réduire ses visiteurs au silence mais sans céder non plus aux périls d’une représentation trop empathiqurequi engage des réponses affectives.

    Musée et muséologie, Dominique Pouliot, éd. La Découverte, 2009.